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Articles

  • CRISE : L’HEURE DE VÉRITÉ SE RAPPROCHE - 10 février

    L’effondrement des Bourses les 4 et 5 février derniers a montré que la crise entrait dans une nouvelle phase. L’automne 2008 avait vu le paroxysme de la crise financière et, dans la foulée, sa transmission à l’économie réelle. Cependant, après une chute phénoménale en 2009 du PIB américain de – 2,4% (sans véritable précédent depuis la grande crise), on avait cru pouvoir noter un redressement, vite baptisé « sortie de crise ». Illusion : l’économie mondiale était en état de lévitation, touchant à peine le sol, portée à bouts de bras par un soutien public d’une extraordinaire ampleur. Laissant filer les déficits, se portant au secours des banques, mettant en œuvre des plans de soutien, les déficits publics ont atteint d’incroyables niveaux : 10 % du PIB aux Etats-Unis, 8% en France, plus de 12% au Royaume-Uni. Du coup, l’endettement public a crevé tous les plafonds, atteignant 85% du PIB aux Etats-Unis ou 76% en France.
    Comme dans un match de rugby on se refile un ballon qui brûle les mains, ainsi a-t-on transformé le  (Lire la suite de l’article...)
  • RENAULT FLINS : MENSONGES ET CHANTAGES... - 24 janvier

    RENAULT FLINS : MENSONGES ET CHANTAGES...
    Après son entrevue avec Sarkozy, le président de Renault s’est engagé à produire une partie de la future Clio 4 à Flins. Sarkozy s’en satisfait et prend la pose comme champion du «  produire français  ».
    Il y a trois ans, Sarkozy promettait de sauver l’aciérie de Gandrange en Lorraine. On sait ce qu’il est advenu de ses promesses. Même si le site de Flins (Yvelines) n’est pas aujourd’hui sous le coup d’une menace de fermeture, le même «  cinéma  » se reproduit, à un moment où les prévisions électorales ne sont pas bonnes pour la candidate de l’UMP à la présidence de la région Île-de-France où se situe Flins. Samedi 16 janvier, après une entrevue avec Sarkozy, le président de Renault, Carlos Ghosn, a déclaré qu’une partie de la production de la Clio continuerait d’être réalisée à Flins, tout en prévenant que «  parler aujourd’hui de volume n’est pas très réaliste  ». Bref, aucun engagement n’est pris, Renault poursuivant depuis vingt ans la destruction permanente des emplois touchant  (Lire la suite de l’article...)
  • GRAND EMPRUNT : LA BOURGEOISIE EN TEMPS DE CRISE - Décembre 2009

    Ces derniers temps, il a beaucoup été question du grand emprunt voulu par Sarkozy. Cette affaire est assez révélatrice de la situation dans laquelle se trouve la bourgeoisie de ce pays et de son plan de bataille pour nous faire payer les pots cassés de la crise économique.
    L’aspect le plus important de l’affaire du grand emprunt de Sarkozy concerne la bagarre qui a lieu au sein de la bourgeoisie et de la droite depuis que le gouvernement a couru au secours des banques, menacées par la crise financière. Si en France, il ne s’est pas trouvé de fondamentalistes du marché, comme certains républicains aux États-Unis, pour soutenir que l’État devait laisser les banques à leur sort, un débat est ouvert depuis sur la façon dont il doit s’attaquer à la question des déficits publics et de la dette publique. Les critiques émises dans les médias sur le grand emprunt ont essentiellement émané de ceux qui prônent la nécessité de réduire les déficits publics au plus vite, adeptes d’une orthodoxie financière. En face,  (Lire la suite de l’article...)
  • la doctrine libérale de Friedman - Octobre 2009

    Dans les années 60, alors que la mode était encore au keynésianisme plus ou mois paternaliste, une bande d’allumés agitait ses neurones à l’université de Chicago pour former les concepts du libéralisme économique. L’histoire leur a donné le nom de “Chicago boys”. Emmenés par le tristement célèbre Milton Friedman (mort en 2006) , ils imaginaient un monde où l’économie ne serait bridée par aucune contrainte.
    Hélas, ce qui aurait dû en rester à des élucubrations théoriques ineptes, s’est mis à enfler et à se diffuser, jusqu’à trouver avec le Chili de Pinochet, un terrain d’expérimentation grandeur nature, dans lequel le peuple ne risquait guère de se plaindre…
    Hélas encore, la gangrène n’en est pas restée au Chili ! Continuant à se diffuser, elle a été reprise par les principaux dirigeants et politiciens occidentaux, et a explosé à partir des années 80 avec les sinistres gredins que furent Ronald Reagan aux Etats-Unis et Margaret Thatcher en Grande Bretagne, avant de contaminer la plus grande partie du monde, surtout après  (Lire la suite de l’article...)
  • L’hypothétique partage des richesses - Septembre 2009

    Lorsque Nicolas Sarkozy a annoncé : « il faut un partage égal des profits en trois, une part pour les investissements, une pour les dividendes et une pour les salaires », on y a presque cru ! Mais cet effet d’annonce est resté sans lendemain. Pourquoi ? Parce que cette mesure touche de plein fouet les fondements même du système capitaliste ! Et il est le garant de ce système devant ses amis du Fouquet’s.
    Évidemment le Medef par l’intermédiaire de L. Parisot a immédiatement réagi : « les profits des entreprises se divisent par 2 et non par 3, seul l’actionnaire peut décider du montant de ses dividendes ». Car pour elle, créer une entreprise n’a pas pour objectif de créer de l’emploi, seulement de faire du profit. Le salarié n’a aucun droit sur les richesses produites : l’actionnaire est tout, le salarié n’est rien ! Il ne faut pas intervenir dans la gestion des entreprises. Le problème de répartition des richesses ne serait pas du ressort de l’état ! Hors s’il est un problème essentiellement politique, c’est bien  (Lire la suite de l’article...)
  • Création d’argent et endettement public - Juillet 2009

    Création d’argent et endettement public
    Vous croyez que la monnaie est créée par l’État ? Vous vous trompez : ce sont les banques privées qui créent la monnaie et qui en perçoivent les intérêts. Si c’était l’État qui créait la monnaie, il pourrait l’investir directement lui-même sans devoir payer le moindre intérêt jusqu’au remboursement. Puis détruire le surplus issu de cette création, pour éviter l’effet « planche à billets ».
    En 1971 la dématérialisation de la monnaie supprime la convertibilité en or. Ce découplage suivi de mesure de dérégulation permettra des spéculations de plus en plus énormes. L’union européenne participe à ce détournement de richesse, notamment avec l’article 104 du traite de Maastricht qui interdit à la BCE et aux banques centrales d’accorder des découverts ou des crédits à toutes les autorités publiques.
    Depuis 1973 la France s’est interdite de créer la monnaie dont elle a besoin pour financer son développement et ses investissement (écoles, routes, hôpitaux…etc.) mais également son  (Lire la suite de l’article...)
  • Retraites : le grand bluff !!! - Juillet 2009

    Retraites : le grand bluff !!!
    C’est reparti, maintenant il va falloir bosser jusqu’à 67 ans !! Tout ça parce qu’une poignée de rentiers qui n’ont jamais travaillé de leur vie l’ont décidé !
    Le niveau des retraites dépend avant tout de la richesse produite et non pas du nombre de salariés. Compte tenus des gains énormes de productivité obtenus ces dernières années, de l’optimisation des moyens de production, on produit plus avec moins de personnel. Le niveau des retraites est de moins en moins dépendant du nombre d’actifs. Thème favori de la propagande du MEDEF, de la droite, et de la sociale démocratie
    Le gouvernement veut nous faire croire qu’il n’y aurait pas d’autre moyens de financer les retraites qu’en augmentant la durée de cotisation. Et que les salariés vont devoir jouer leurs retraites à la bourse par un système de capitalisation ! Cette escroquerie consiste à placer les cotisations prélevées aux salariés sur les marchés financiers dont on à pu apprécier la fiabilité. Ce sont les banques et les  (Lire la suite de l’article...)
  • Crise économique : pas de bout du tunnel.... - Juillet 2009

    Le monde s’enfonce dans la crise capitaliste sans que quiconque ne soit capable d’en estimer l’ampleur et la durée.
    « Et si on s’en sortait ? Les chiffres qui font espérer » lisait-on récemment à la une du Point. En janvier, un regain de consommation de 1,7% avait déjà déclenché l’enthousiasme, avant d’être refroidi par une baisse de 2% le mois suivant. La moindre amélioration conjoncturelle donne lieu à des spéculations médiatiques sur une reprise prochaine. La profondeur de la récession ne fait pourtant que se confirmer.
    Obama venait à peine de faire des déclarations sur les premiers « signes de progrès économique » que de nouvelles statistiques venaient démentir ses propos : recul des prix de détail et de la production industrielle, chute de 6,1% en rythme annuel du PIB au premier trimestre. Les bénéfices de quelques banques ne doivent pas faire oublier qu’aux Etats-Unis la solvabilité du système bancaire n’est toujours pas acquise. Les « tests de résistance » auxquels ont été soumises les banques  (Lire la suite de l’article...)